Il existe un courage silencieux.
Celui que l'on ne montre pas.
Celui qui ne fait pas de bruit.
Se lever fatigué.
Répondre malgré le vide.
Traverser une journée de plus.
Demander de l'aide.
Recommencer sans certitude.
Dans un monde obsédé par la performance, on oublie souvent ceci : parfois, survivre est déjà une victoire.
La résilience n'est pas spectaculaire
On l'imagine comme un grand retour.
Une renaissance visible.
Une transformation nette.
Souvent, elle ressemble plutôt à :
- honorer un rendez-vous malgré l'angoisse
- poser une limite enfin claire
- choisir de ne plus se trahir
Ce sont de petites flammes.
Mais ce sont elles qui éclairent la suite.
Ce que l'on ne voit pas
Certaines blessures restent invisibles.
Certaines tempêtes se vivent en silence.
On peut sourire et être épuisé.
Dire « ça va » et lutter intérieurement.
Fonctionner, tout en étant au bord de la rupture.
C'est pourquoi la santé mentale mérite mieux que des slogans.
Elle mérite de l'écoute, du respect, du temps.
Protéger sa lumière
Il ne s'agit pas d'être positif à tout prix.
Il s'agit de préserver ce qui reste vivant en soi.
Parfois, cela veut dire :
- se reposer sans culpabilité
- ralentir
- s'éloigner de ce qui détruit
- parler
- revenir à des gestes simples
La guérison n'est pas linéaire.
Elle n'a pas besoin d'être visible pour être réelle.
Si vous traversez une période sombre
Il n'est pas nécessaire d'avoir tout résolu aujourd'hui.
Commencez petit.
Un appel.
Une marche.
Une douche.
Un repas.
Un rendez-vous pris.
Une journée de plus.
Parfois, la reconstruction commence ainsi.
Garder la flamme
Certaines périodes plient les êtres.
Elles ne les définissent pas.
Parfois, la plus grande preuve de force n'est pas de briller fort, mais de refuser de s'éteindre.
C'est aussi pour cela que nous soutenons, à notre échelle, la santé mentale : parce que prendre soin ne s'arrête pas au visible.
Mélanie Delecluse
Pour DIVYNE



